26.09.2009

LA VIE AU DESERT

moussa.JPGY'A PAS D'EMBOUTEILLAGE DANS LE DESERT

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par AWANEKKINNAN (mon pseudo!)- 138 articles moyen.jpg- 659 hitsflux de ce reporter Flux du reporter (mon logo:

Lorsque Moussa Ag Assarid arrive près du collège les elèves le regardent étonnés...eux qui n'hesitent pas à s'habiller de manière à montrer leur appartenance à un groupe, qu'ils soient des free rider ,des skater, qu'ils veuillent ressembler à Marylin Manson ou au dernier groupe de rap qui leur plait ,ils se disent que non ,ils n'oseraient pas !

un touareg dans la ville!!!!...et de fait tous les yeux se sont tournés vers cet homme vêtu de son boubou bleu et de son chèche indigo... la surprise passée ils deviennent curieux et s'approchent de lui ,parfois ce sont des souvenirs de voyages qui reviennent à leur mémoire ,un documentaire vu à la tv ou tout simplement leurs racines qu'ils ont parfois perdues en habitant en france.Et puis la magie s'opère ...ils écoutent sans oser souvent poser les questions qui leurs brûlent les lèvres , ils sont intimidés...un peu ...et finalement sans franchement s'en apercevoir ils tombent sous le charme du conteur ,et les murs de la classe s'écroulent tranquillement.
Et les vitres redeviennent sable
l'encre redevient eau ..
tiens je l'ai déjà entendu quelque part...Prévert est là qui les regarde ces collégiens , ces petits écoliers ,ces adultes qui écoutent Moussa...et tous habituellement bien dissipés font silence....

Vous l'avez croisé dans la rue , à un salon littéraire ,vu à la télévision dans les émissions où il a été accueilli mais vous n'avez pas encore acheté son bouquin ,ou simplement vous vous trouvez dans un pays où il n'est pas encore en vente ...

La premiere fois que j'ai vu Moussa Ag Assarid ,il participait à une emission sur france Ô , comme la plupart des gens je ne savais presque rien du peuple Touareg sinon ce que l'on trouve dans les livres ou les reportages que l'on regarde sur ARTE !
je n'ai alors eu plus qu'une idée en tête lire le livre qui avait été ecrit quelques mois auparavant.
En lisant ce bouquin ,j'ai eu envie de connaitre mieux ce pays ,ce peuple...
Il n'y a pas de hasard dans la vie ,quelques semaines plus tard alors que j'allais voir à un salon du livres des amis qui exposaient j'ai croisé Moussa qui m'a été présenté ...

Son livre est écrit sur le ton de la confidence et d'ailleurs en le refermant vous aurez l'impression que c'est à vous personnellement au coin du feu ,autour des 3 thés traditionnels dans la coutume touareg que vous avez recueilli ses secrets .

Au cours de son récit il vous raconte sa vie avant et sa vie après ...avant quoi ? Un petit cadeau qu'il a reçu et qui a changé totalement sa vie . En tournant les pages de son livre vous serez captivé par son récit ,à tel point que chaque fois vous vous direz : « allez encore quelques lignes...quelques pages » et comme dans un souffle du vent de son désert vous aurez tourné toutes les pages et refermerez à regret son bouquin .Mais le refermer cela ne veut pas dire ne pas y penser ! Quand vous prendrez un ascenseur , vous ne vivrez pas cet instant comme tous les jours ,vous vous remettrez dans la peau de Moussa pour vivre ce premier « grand voyage » , quand le matin vous brancherez votre sèche cheveux vous aurez une pensée amusée vers le grand drame que Moussa a vécu....et j'en suis certaine vous refermerez le robinet pendant que vous vous brosserez les dents ... quant aux embouteillages ,que dans certaines villes de France nous subissons alors ,plutôt que de trépigner derrière ce « mais ,qu'est ce qu'il fait ! Il peut pas avancer !c'est vert » vous penserez au désert ,au ciel toujours bleu et vous vous imaginerez avançant au rythme lent d'un dromadaire

après son "eloge du desert" son "eloge du desir"

Eloge du désir : Blanche de Richemont

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par AWANEKKINNAN - 100%- 138 articles moyen.jpg- 796 hitsflux de ce reporter Flux du reporter flux de ce theme

A la radio, dans les magazines on nous propose de glisser le dernier best seller dans nos sacs de plage mais certains bouquins sont oubliés de ces listes et pourtant !

Bien entendu, leur auteur est moins connu que des Marc Levy, Guillaume Musso mais vous serez, j 'en suis certaine heureux d'avoir fait un détour par leurs écrits.

Blanche de Richemont jeune auteur née en 1978 pose son sac entre 2 voyages à Paris  ,c'est une voyageuse dans l'âme : elle a dévoilé pour nous les coins à ne rater sous aucun prétexte en Tunisie dans le « petit futé » auquel elle a collaboré, et non contente de nous offrir des moments de dépaysement en nous faisant partager des émotions dans ses reportages, Blanche sait aussi voyager dans notre « moi intérieur ».

En attendant son prochain livre qui devrait paraître à l'automne et dont je ne manquerai pas de vous parler,  plongez vous dans son "Eloge du désir" qui paru au printemps de l'an passé, à su enchanter ceux qui l'ont ouvert.

Si ce titre sensuel est accrocheur à n'en pas douter les lignes se dérouleront devant vos yeux sans vous lasser. De son expérience qu'elle va vous faire partager Blanche vous permettra de vous connaître mieux. Ses pensées parfois vous sembleront vôtre et vous serez étonné de vous découvrir.

Ce livre est une invite au voyage pour lequel il ne vous faudra ni passeport ni visa ni valise mais dont vous reviendrez riche de savoir

retrouvez mes articles la concernant sur mon blog

http://awanekkinnan.blog.mongenie.com/

un atticle de juillet dernier :

http://awanekkinnan.blog.mongenie.com/index/p/2007/07/419...

ou http://awanekkinnan.blog.mongenie.com/index.php?idblogp=3...

 

decouvrez quelques pages de son livre en suivant le lien

http://astore.amazon.fr/globeontheblo-21/171-2731659-5515...

en cliquant sur le livre choisi , le site de vente vous proposera de feuilleter en lignes quelques pages

(pourquoi cette boutique plutôt qu'une autre? regardez  :http://astore.amazon.fr/globeontheblo-21/about/171-2731659-5515432)

j'aurais aimé son livre meme si elle n'avait pas été une amie!!!

blanche.JPGpage littérature française : POURQUOI PAS LE SILENCE de Blanche de Richemont

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par AWANEKKINNAN - 138 articles moyen.jpg- 612 hitsflux de ce reporter Flux du reporter

BLANCHE DE RICHEMONT , jeune écrivain française nous a séduit avec des livres philosophiques "éloge du desert" (en 2004) et "éloge du désir" (en 2006 )dans lesquels elle nous entrainait dans les replis de "nos" âmes à travers ses pensées ; dans ce premier roman "Pourquoi pas le silence" cette jeune trentenaire au minoi d'adolescente se met dans la peau de son personnage , un jeune ado de 15 ans qui partage avec nous son quotidien , à travers des pages qui semblent son journal intime ... 15 ans c'est l'âge de tous les espoirs de toutes les envies de tous les défis ...
C'est étonnant comme Blanche cerne bien les sentiments qui nous habitent , qui nous hantent , à croire que ce sont mille vies qu'elle a déjà vécu pour si bien comprendre les hommes ...Blanche est une perfectionniste . Alors qu'elle jetait un enième regard sur son précedent livre "eloge du désir" nous avons partagé quelques heures de sa vie sous le soleil d'afrique où le "hasard" nous avait réuni . Les ado elle les comprend , ce n'est pas mon fils qui avait justement 15 ans lorsque nous l'avons rencontré qui pourrait démentir , un peu comme si elle n'avait pas quitté cette période de la vie où tout se joue ...
Raconter ce livre c'est en enlever la saveur ...surtout je vous en prie n'aller pas voir certains sites qui vont vous en dévoiler la fin !

Blanche de Richemont, 29 ans, vit à Paris. Après un DEA de philosophie de l'art, cette passionnée de voyages s'est tournée vers l'écriture.

POURQUOI PAS LE SILENCE

incontournable

MARC LEVY : "Toutes ces choses qu'on ne s'est pas dites"

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par AWANEKKINNAN(mon pseudo !) - - 138 articles moyen.jpg- 1259 hitsflux de ce reporter Flux du reporter <--mon logo!

Je ne suis pas de celles qui achètent un livre parce qu'à grand renfort de pub on nous annonce que l'auteur a déjà atteint les 600.000 exemplaires vendus; c'est parfois le hasard d'un mot ou d'une rencontre qui me fait souhaiter ouvrir un bouquin.

« Toutes ces choses qu' on ne s'est pas dites » était posé sur la table du salon chez une amie; évidemment j'avais entendu ce titre plusieurs fois sur les média. Moi aussi dans ma vie je les aies regrettées ces choses que l'on ne s'est pas dites et ce livre une fois refermé je jalouse ces instants que la vie ne m'a pas offerte: avoir la possibilité de dévoiler ses sentiments parce que ce sont des choses que l'on vit et que l'on ne dit pas .

Vous raconter le livre n'est certes pas mon intention , c'est à vous , page après page de le découvrir. Penser que « notre »avis, qu'il soit critique ou éloge soit la panacée universelle serait prétendre que nous sommes tous nés dans le même moule .

Chaque phrase , chaque évènement qui se déroule dans ce livre appelle nos souvenirs , notre imaginaire , nos regrets peut être aussi .

Les plus de 400 pages de ce recueil m'ont apporté le rire comme les larmes; il est porté par « l'amour » qui en transpire ...comme l'éloge du désir de Blanche de Richemont, dont je vous ai parlé un jour ,qui vous faisait découvrir toutes les facettes du désir , de celui qui vous fait rêver d'une glace comme celui qui nous fait craquer pour un...voyage(!), le livre de Marc Levy vous emportera dans les chemins de l'amour et des « non dit »

Et si vous ne savez pas comment dire à votre gamin combien il compte dans votre vie faites lui donc lire ce que Marc Lévy met sur les lèvres de l'un de ses personnage au 19eme chapitre ....

coup de coeur pour Faudel et son "itineraire d'un enfant gaté"

FAUDEL itinéraire d'un enfant de cité .

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par AWANEKKINNAN - 100%- 138 articles moyen.jpg- 599 hitsflux de ce reporter Flux du reporter

Coincé dans le rayon de la librairie ,entre quelques autres biographies je viens de découvrir le livre de faudel ...il a été publié il y a quelques mois déjà mais on n'a pas toujours le temps de lire! mon regard est attiré par la jaquette ...

.... sobre , comme je les aime : en noir et blanc ...Le portrait de Faudel est beau , il est tellement charismatique, que même sans son sourire, ce garçon sait accrocher le regard des autres. Je retourne le livre pour en lire les lignes de présentation . Quelques courtes phrases qui me font un peu mal , pourquoi doit on dire de quelqu'un qui sourit qu'il est « niais » ou « con », cela me rappelle lorsque mon fils à qui j'avais appris d'être un enfant poli n'a pas compris pourquoi un jour, je lui avais ajouté: « mais maintenant, tu a 4ans, il ne faut plus dire bonjour à tout le monde ». Il m'avait regardé étonné. J'avais eu tellement mal en entendant un jour, une dame dire d'un enfant inconnu qui avec toute sa candeur lui avait lancé un « bonjour » en la croisant dans la rue , « il est gentil! » sachant ce que cette phrase, prononcée dans ma région par un adulte, peut etre chargée de « mepris :«  il est « gentil! » ça veut dire , suivant l'intonation, « il est un peu bête , il est niais !

Alors mon petit garçon qui souriait au monde n'a plus dit bonjour aux inconnus... comme Faudel ne sourit plus .

Cela m'a donné envie de le mieux connaître , ce garçon dont j' ai écouté parfois les chansons entre les « sum41 » »green day »ou « linkin park » à tue tête de mon ado !

Une chaise installée dans un rayon de soleil sous l'olivier de mon jardin , je suis partie à la découverte de cette homme , encore si jeune et pourtant si mature ...  quand j 'ai refermé le bouquin j'avais un peu froid .. le thé à la menthe ne fumait plus depuis longtemps dans ma tasse ...et le petit goût amer que j'avais dans la bouche ne venait pas de mon breuvage mais de ce que je venais de lire ... la journée s'était achevée sans que j'en prenne conscience , j'avais partagé me semblait il quelques heures avec Faudel , l'écoutant me raconter son histoire ...Comme cela a dû être difficile à Faudel , toutes ses choses qui laissent un peu de leur venin chaque jour dans nos vies, de les avouer ainsi ...mais peut être est il comme moi , « écrire » c'est plus facile que « dire ».

Ce livre dépasse le fait d'être un joli livre qui nous raconte la réussite d'un jeune gars des cités ...il nous fait prendre conscience de ce qui est difficile pour ceux qui sont écartelés entre deux cultures , deux continents mais aussi deux vies sociales si différentes ....être étranger partout ..

Il ne se déclare pas comme un petit ange qui a grandi dans le droit chemin, Faudel , il nous raconte ses « incartades » comme il le ferait d'un secret ...il nous présente ceux qui ont croisé sa vie dont il nous brosse parfois des portraits hauts en couleur comme le caïd du coin par exemple; mais il ajoute toujours cette touche émouvante :« il était beau quand même, dans mon regard de gosse »

La cité sous son écriture devient palpable , on y découvre un monde avec ses familles , ses coins secrets , ses bandes mais aussi ses « gentils »...

Les mots qu'utilisent Faudel sont plein de charme, qu'importe que ce soit lui qui les ait trouvés ou la personne qui l'aide à mettre au clair ses idées ...ces mots sont devenus siens dans ce livre , car ils épousent ses idées son récit, sa vie ...j'aime quand il ne parle pas d'enfants dissipés mais effervescents; sa gentillesse transparaît même dans ce vocabulaire .

Il a eu des désaccords avec certains il n'est pas acerbe en parlant d'eux , il constate simplement , et regrette que de tels moments aient existé.

C'est sa sensibilité qui fait de Faudel ce qu'il est , c'est cette sensibilité aussi qui parfois le perd . Comment ne pas ressentir sa détresse lorsqu'il nous parle de celle qu'il aime toujours .Combien on comprends son désespoir de ne plus entendre les bruits de la vie qui accompagne la présence d'un enfant !

Le texte est frais quoique parfois lourd d'émotions ...je ne glisserai pas dans le « people » en vous racontant les évènements qui ont émaillé ces dernières années la vie de Faudel et que les journaux , à renfort de manchettes percutantes ont mis au premier plan . Ecrire leurs papiers en choisissant la phrase qui fait mal , l'événement le plus vendeur , le moment le plus tragique , quitte à parler du livre en se basant sur une poignée de pages alors que le bouquin raconte pendant près de 170 , une tranche de vie !

Quant à ceux qui n'ont pas accepté ses choix, ils devraient peut être se souvenir que, si nous sommes un pays qui se prétend celui de la liberté , «  la liberté de pensée » , est la première à respecter. Ce qui rend riche notre pays ce sont ses différences , mais parfois il faut des ponts entre ces différences pour que l'on puisse les mieux comprendre et les accepter.

Les choses auraient elles été différentes si Faudel avait été artiste peintre , grand cuisinier ou top model ? Faudel est ce qu'il est ,et ne se prétend pas quelqu'un d'autre, un gars qui a su comprendre le clin d'oeil que lui envoyait le destin. Chanteur , acteur et aujour'hui écrivain , qu'importe si certains lui ont tourné le dos , d'autres l'accueillent sous les applaudissements : la suisse la syrie la jordanie la palestine l'allemagne auquel le maroc en 2009 se joindra , mais il n'oubliera pas pour autant « mon pays » qui est aussi le sien .

 

chanteur mais aussi ecrivain Abd AL Malik

Abd al Malik: qu' Allah bénisse la France ... un livre et une quête

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En ouvrant le bouquin qu'a publié  Abd al Malik à l'automne 2006 je m'attendais simplement au récit d'un jeune des cités qui avait su attraper la gloire au vol et puis au fil des pages j'ai découvert que c'était plus que la simple aventure d'une carrière réussie , c'était la découverte de soi même pour un jeune homme .

Regis aurait pu être un petit garçon comme tant d'autres qui dans les villes africaines semblent toujours nonchalants et heureux ....

Arnaud c'est l'aîné , Régis le cadet ....Fayette le dernier , 3enfants que la vie va trimballer du petit appartement de Brazzaville à celui moins accueillant de la cité Neuhof sous le soleil blafard de Strasbourg  ....finie la vie insouciante ...l'arrivée du dernier petit frère Stéphane va coïncider avec le départ d'un père qui choisit de vivre ailleurs et autrement.

Pour Régis , la vie en France, c'est épouser peu à peu une petite délinquance . Sa soif d'apprendre , de comprendre , le sauvera un temps lui ouvrant les portes d'une école catholique où il a l'opportunité de pouvoir entrer mais bien vite il se laisse rattraper par la vie de certains dans les cités ...lorsque le soir la cloche de l'école sonne il troque son cartable et ses habits d'écolier bon élève pour celui de petit voleur , trafiquant à ses heures ...le temps passe jusqu'à une recontre qui sera déterminante pour lui ; il va s'ouvrir vers une spiritualité qui n'est pas celle de sa mère ni de ses grands parents avant elle , il découvre que l'islam peut le sauver car l'islam interdit les choses qui sont entrain de le perdre l'alcool,la drogue , l'argent "facile" ...dans son coeur il en est persuadé , l'islam va le protéger des dérives et comme son frère avant lui a embrassé l'islam Régis devient Abd al Malik ...Sa mère ,fervente chrétienne ne voit dans ce choix que la possibilité pour ses fils de sortir des "mauvais chemins".


Abd al Malik découvre dans ce groupe tout ce qui manque dans les cités : la hiérarchie , les responsabilités, le respect des autres . En adhérant à l'islam des banlieues il va au cours du temps se découvrir lui même . Prédicateur pendant quelques mois il réalise peu à peu que les discours qu'il entend ne sont pas en fait, l'islam qu'il recherche.

Il traine un mal vivre avec lui, car sa personnalité est double ,qui mêle son besoin de "celui qui est au dessus de l'homme"et le fait se rapprocher de l'islam, mais aussi ce besoin vital de la musique que l'islam dans ses préceptes lui interdit .

Regis même devenu Abd al Malik , n'est pas un esprit maléable qui épouse tout ce qu'on lui raconte sans y réfléchir, le chemin vers "sa" verité le fait se détacher de certains amis d'un jour pour embrasser une pensée plus proche de son coeur : le soufisme .

Au fil de cette quête qu'il nous raconte , il nous initie à son islam : ces mots que nous avons rencontré sans en connaître le sens il nous les explique , il nous fait rencontrer  les hommes que sa vie va croiser ....et au fil des pages on va apprendre à le connaître lui , mais aussi ce soufisme que d'aucuns considèrent comme secte et non religion de l'islam ...


Une leçon de vie qui peut nous faire réfléchir sur nos propres pensées .
Quant à la musique de Abd al Malik ,si slam et rap ne ne font pas partie de votre culture musicale préférée ,écoutez les autrement après avoir lu ce livre ,vous y retrouverez ces noms qu'il déclame et qui prennent vie  devant vous ...

retrouvons le sud de la France a travers un roman

christian Signol : ils rêvaient des dimanches

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Germain a dix ans , c'est à ce moment là que commence le livre ...

C'est mon instituteur qui ma prêté ce livre "il rêvaient des dimanches"; un dimanche justement il n'y avait pas d'école et je suis allé mener les chèvres au pâturage, dans un petit champ au bout du village .
C'est une des occupations quotidiennes des enfants en Afrique et j'ai découvert que les enfants de France , à cette époque, eux aussi s'occupaient des bêtes.

Je me suis assis au pied d'un acacia et j'ai ouvert précautionneusement le livre ; chez nous, dans notre petite école, les livres sont rares .Et bien vous savez quoi ! il me ressemble ce petit garçon...C'est vrai , moi j'ai une peau d'ébène ,lui la peau claire ; et moi je m'appelle Aboudakrim . Il a dix ans comme moi, sauf que lui son histoire se déroule à partir de 1908 et la mienne 100 ans plus tard .

J'aime bien ce petit garçon dont la vie se passe en France dans une région du sud ouest qu'il appelle "causse" .Au fait , moi , j'habite sur en Afrique de l'ouest dans un endroit qu'on appelle sahel. Parfois sa vie est différente de la mienne mais souvent je retrouve ma vie , là écrite sur ces pages...

Pour sa dixième année, il retourne habiter chez sa maman ( vous verrez pourquoi quand vous lirez le livre). L'eau est rare dans les causses comme chez nous , alors le matin et parfois trois fois par jour ,avant d'aller à l'école , il va chercher de l'eau .Ce n'est pas difficile pour moi d'imaginer la fatigue de ses petits bras maigrichons, des petits bras qui tendent sous le poids du seau d'eau (chez nous c'est des bidons), parce que moi tous les jours je vais aider ma maman à aller chercher l'eau .Oui oui je sais ici en Afrique c'est souvent le travail des filles qui aident les mamans à la cuisine et au jardin , mais je n'ai pas de grande sœur et les petites sont encore trop petites.
La rudesse de la vie qu'il raconte je la connais , prendre pour seul repas un bol de lait de chèvre et quelques légumes du jardin quand il y en a , n'aller à l'école que lorsque les travaux aux champs sont terminés .Je découvre que là bas ,ailleurs d'autres enfants mènent une vie semblable à la mienne , ou la faim et l'eau régissent tout .

J'aime beaucoup ce livre qui me fait voyager dans le temps et l'espace. Le vocabulaire est simple mais très imagé, je la vois Louise qui essuie ses mains sur son tablier, je la sens l'odeur du bon pain qui cuit dans le four , je rencontre le regard froid de Eugénie ...
Dommage que parfois alors que l'on est entrainé dans ce récit au passé , que notre imaginaire nous fait voir les paysages, les gens ,comme un film qui se déroule devant nos yeux , Christian Signol l'ecrivain casse le rythme de l'histoire en mettant son grain de sel ...en nous disant ce qu'il pense ou ce qu'il imagine ...alors s'envolent ces regards que l'on croyait vrai, on réalise que ces phrases qu'il met dans la bouche des personnages c'est lui qui les a "inventées" ...on était près de Germain , on se retrouve propulsé en 2008, et ce n'est plus un petit garçon qui raconte à travers les souvenirs qu'il a dévoilé à son petit fils , mais un monsieur qui imagine les actions et réactions de son grand père ...dommage ...il enlève cette saveur du récit , comme si on y était .

allez France ...

Livres : Janine Boissard, "Allez France"

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il y a déjà presque deux ans Janine Boissard publiait son dernier roman. J'avoue que la publicité audio que j'entendais tous les matins sur le chemin du boulot m'a donné envie d'acheter le livre . C'était la voix fraiche d'une enfant qui parlait , nous récitant simplement le résumé que l'on trouve sur la jaquette. Mais cette voix enfantine m'accrocha et comme le livre était écrit effectivement à la première personne, tout au long des pages j'eus l'impression d'entendre la voix de France me dévoiler son année scolaire.

 

Janine Boissard publie généralement un , voire deux romans par an . Depuis avril 2007 c'est le silence ...relisez vite celui ci avant qu'un autre ne vienne le faire oublier .

 

France , une petite écolière de CM1 va nous faire découvrir avec le verbe si caractéristique des enfants de notre époque, tous ces problèmes que l'on rencontre à cet âge , de la cohabitation avec la nouvelle femme de Papa à cette couche d'ozone qui ne cesse de disparaitre !
Avec elle nous faisons la connaissance, parmi ses amis de classe, d'un petit Malien ; celui qui a le plus gros QI de la classe et également plusieurs mamans.

Ce livre est une leçon de choses mais aussi  une découverte de la vie des autres comme nous adultes, ne les remarquons plus.

Avec une bouffée de fraicheur à chaque page vous allez sourire et même rire de ces aventures et mésaventures si agréablement contées. Vous retrouverez même certains sentiments , certaines émotions que vous avez éprouvées et qui sont si joliment exprimés. Un livre , qui étudié en classe , permettrait d'aborder beaucoup de sujets d'une façon très ludique ! C'est dit , dès que possible je ferai profiter les écoliers du village de Sadou au mali de ce trésor .


voyage au maghreb pour une tranche de vie

YASMINA KHADRA ce que le jour doit à la nuit

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Il s'appelle Younes le petit garçon aux yeux bleus dont nous allons partager la vie pendant plusieurs décennies dans le nouveau livre de Yasmina Khadra .

Lorsque s'ouvre le livre, nous nous retrouvons dans les années 30 ,sur cette terre aride où le soleil brûle le jour .

Si la famille autrefois était riche de nombreuses terres, ils vivent maintenant chichement dans la campagne oranaise, sa jeune sœur Zohra, sa maman , et son père Issa . Mais un nouveau drame ne tarde pas à les frapper, qui les oblige à abandonner leur vie de paysans pour se retrouver à la ville dans un quartier sordide .

Younes est livré à lui même , sa sœur n'est plus qu'une ombre depuis que les événements qui les ont jetés sur les routes se sont produits , quant à sa mère, elle a le rôle ingrat des femmes de l'époque ,qui vivent dans l'ombre de leur époux ...un époux qui part tôt le matin rentre tard le soir pour tenter de retrouver quelques sous qui les feraient vivre décemment . Ce père et époux dont l'orgueil ne peut accepter l'aide de personne quitte à imposer à sa famille de vivre dans un gourbi , ce père que le mal de vivre entraine parfois dans la brutalité , ou l'excès d'alcool ., ce père qui a honte de ce qu'il devient , lui qui souhaitait tant montrer à son fils que rien n'est perdu tant que l'on a l'honneur...

Mais il est des gens à qui la chance a tourné définitivement le dos , et Issa fait partie de ces hommes , alors , malgré ce que cela lui pèse il accepte la proposition de son frère , de lui laisser le gamin . Nombreuses sont les familles musulmanes où le neveu devient un des fils par les aléas de la vie …

En passant le porche de la belle maison Younès change de vie , change de prénom et devient Jonas , troque sa djellaba pour un vêtement européen , abandonne la rue pour les bancs de l'école, trouve en Germaine la chrétienne qui a épousé son oncle une nouvelle « maman » et une nouvelle image paternelle...

Je ne vais pas vous dévoiler la suite de ce roman magnifique qui nous entraine dans les pas du jeune garçon à la découverte d'un monde qui change ...car c'est vous qui devez visiter les souk y sentir mille parfums ou pénétrer dans des gargotes , vous promener sur les docks au milieu de la saleté et de la misère et déambuler dans les quartiers européens aux belles maison de style colonial , entendre les avions qui pilonnent les bâtiments de guerre , croiser le regard des demoiselles pour lesquelles il va éprouver ses premiers émois amoureux ….tous ces moments de vie qui vont parsemer quelques décennies.

 

Yasmina émaille son récit de mots de « là bas » qui ne nous sont pas inconnus dans ce sabir qu'est devenu le français de métropole au fil du temps . L'auteur par sa maniere de parler sait nous faire voir ce qu'il raconte d'une si jolie manière: je me sentais partir en mille morceaux /ses yeux s'agrippèrent à .../ ..si vite que les ombres mettaient un certain temps à les rattraper /la piste filait devant , décharnée , lugubre ….

 

Mais parfois son vocabulaire change , remplacé par des expressions qui semblent sorties de la rue ou des cours d'école, un vocabulaire populaire qui met mal à l'aise .J' ai failli je l'avoue , fermer définitivement le livre , je ne sais pas apprécier le langage commun dans un livre ...et puis emportée par l'histoire  j'ai moins fait attention à ces écarts de langage à moins que tout simplement ils aient d'eux même disparus !..

Les pages se sont succédées , les années se sont suivies ...mais au fond cette langue dissonante,  n'était-ce pas tout simplement pour nous faire comprendre que l'on se fait une image de quelqu'un ou quelque chose par rapport à des critères que l'on a à l' esprit : un livre doit être écrit avec de jolis mots ...un enfant pauvre est dénué d'intelligence ...et l' habit fait le moine.

 

BONES ..UNE SERIE A SUCCES ...DE BONS LIVRES A LIRE

le livre du jour : Passage mortel de Kathy Reichs


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"Bones" , c' est le surnom (éponyme de la série que diffuse M6 ,et qui signifie "ossements" en anglais) que porte  Temperence Brennan , jeune femme trentenaire ,Anthropologue judiciaire à laquelle le FBI fait appel pour reconnaitre les cadavres lorsqu'il ne reste que les os rendant impossible la reconnaissance faciale ou par empreintes digitales .
Kathy Reichs créatrice de ce personnage est elle même anthropologue au canada . Son nouveau livre vient de sortir mais avant que de vous en parler j'ai voulu me pencher sur l'un de ses livres  , paru en 2000 :"PASSAGE MORTEL "


La série télévisée , au fil des diffusions (M6 actuellement propose la 3 ème saison qui sera suivie dès début avril par la saison 4) nous permet de mettre un visage sur Temperance (à qui  l'actrice Emily Deschanel prête ses traits ).Une personne qui parait embarrassée par les sentiments qu'elle éprouve au point de sembler froide. Pas diplomate pour deux sous, elle n'emballe pas ses propos dans du papier de soie lorsqu'elle doit dire quelque chose mais au fil des feuilletons on nous la présente un peu plus humaine , ennuyée de ne pas avoir su choisir les mots qu'il fallait .

En tournant les pages du livre "passage mortel" nous découvrons une autre Temperance , cela met mal à l'aise , on perd nos repères ,celle là a une fille , a été mariée, a une soeur ,donne des cours dans une université... du coup le visage de la Temperance que l'on connait s'efface peu à peu au profit d'une femme sans visage dont on n'arrive plus à cerner le personnage ,il faudrait ne la considérer comme une "homonyme" mais c'est plus fort que moi , tout me ramène à la Temperance de Bones, qui partage mes week ends depuis plusieurs mois...
Ryan est le policier qui accompagne Temperance dans ses recherches , comme Booth est l'agent du FBI pour Bones...les mêmes sentiments semblent animer les deux Temperance vis à vis de ces hommes, une amitié qui glisse doucement vers un sentiment amoureux.

Le livre est écrit à la première personne , les 100 premières pages sont plus un carnet de travail, un compte rendu qui regorge de détails tant sur l'état des cadavres retrouvés que la manière utilisée par un anthropologue judiciaire pour effectuer son boulot.Très fouillé, très intéressant au demeurant mais à ne pas lire le soir avant de se coucher si vous êtes un peu émotif...et un brin barbant d'autant que sa manière d'écrire est particulière : son récit est souvent entrecoupé de phrases sans verbe sans sujet , juste un mot , accompagné d'un adjectif pour dénoncer un sentiment, expliquer un décor ...

 

Cette volée de pages passée le style d'écriture se modifie alors que l'on entre vraiment dans un roman policier, Tempérance retrouve la même attitude fouineuse que "Bones" qui ne s'arrête pas aux faits mais cherche à comprendre pourquoi comment...plusieurs enquêtes se mêlent alors : une bonne soeur que le Vatican souhaite canoniser mais dont avant il est nécessaire de  faire vérifier l'authenticité des ossements, une famille retrouvée brulée dans une maison , une jeune femme martyrisée avant d'être tuée,et les cadavres se multiplient ...  
Certains signes m'ont fait rapidement aller vers une solution ,mais vraisemblablement parce que j'ai moi même été confrontée à certains types de rencontres pour avoir cerné très vite le "contexte" .
Si larves mouches asticots n'ont plus de secrets pour ceux qui régulièrement suivent les séries comme bones ou les experts, "passage mortel" explique (n'oublions pas que le livre est paru en France en 2000, avant que "les experts" ne nous donnent leurs "cours particuliers" ) qui permettent de mieux comprendre comment la sciences peut si "facilement" dater un meurtre.


Nous sommes pris dans le tourbillon des meurtres , des enquêtes qui se suivent se croisent , se complètent...et si au début j'avoue qu'en tournant les pages je me disais que je me suffirais de la série Bones , le récit de plus en plus haletant m'a donné franchement , le livre refermé , l'envie de lire les autres romans de Kathy Reichs ... l'avantage , en ayant découvert tardivement cet auteur c'est que je n'aurai pas à attendre deux ou trois ans pour qu'un nouveau bouquin ne soit publié !

Passage mortel

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